Résidence de création de Marie-Ève Lussier-Gariépy

© Justine Latour
Mont-Joli, le 14 octobre 2026 - Le Carrefour de la littérature, des arts et de la culture (CLAC) est heureux de recevoir l’artiste Marie-Ève Lussier-Gariépy en résidence de création du 16 au 23 octobre.
Le projet
Dans le cadre de sa résidence, l’artiste travaillera à l’écriture d'une matière textuelle pour un solo à la lisière du théâtre et de la performance. Inspirée par le mythe de Pygmalion et de sa statue Galatée ainsi que par une lettre dans laquelle un critique l'a dépeinte comme une femme absolument inouïe, Marie-Ève s'intéresse aux mécanismes d'objectivation des femmes et à la manière dont ceux-ci peuvent être intériorisés. Elle se sert de la lettre initiale comme une archive qu'elle s'amuse à déformer, à réécrire, jusqu'à rédiger d'autres lettres, des missives qu'elle adresse tour à tour au critique, à la version fantasmée d'elle-même, puis à une version plus faillible, plus réelle peut-être, de la femme qu'elle est, le tout dans l'espoir de se libérer du portrait idéalisé dans lequel l'homme l'a enfermée.
Dotée d'une formation en études théâtrales et en interprétation, Mari-Ève œuvre à titre de comédienne, d'autrice et de conseillère dramaturgique. Elle assure la direction artistique du festival du Jamais Lu Québec entre 2023 et 2026. Avec ses complices Odile Gagné-Roy et Maureen Roberge, elle a cofondé la compagnie de création La bouche _ La machine. Ensemble, elles ont coproduit son premier texte de théâtre, Que les beaux jours sont courts (Premier Acte, 2025), ainsi que le spectacle ALBANE, écrit et mis en scène par Odile Gagné-Roy (Premier Acte, 2023). Comme interprète et créatrice, Marie-Ève a pris part à plusieurs projets, dont L'assemblée Québec (La Bordée et Porte Parole, 2024), L'œil (Vénus à vélo, 2023), Titre(s) de travail (Carte blanche, 2022) et .ES – chapitre 1 – soi (Les Reines, 2020). Elle travaille présentement à l'écriture de son premier roman au « je », intitulé Tu trahiras mon histoire.