Maude Leduc-Préfontaine en résidence de création

Le CLAC accueille la conteuse Maude Leduc-Préfontaine en résidence de création du 9 au 15 novembre à la Maison de la Culture du Château Landry. 

Le CLAC a le plaisir de recevoir en résidence de création la jeune conteuse de la relève Maude Leduc-Préfontaine qui viendra travailler sur son prochain spectacle. Le grand public est invité à participer à sa sortie de résidence afin d’entendre quelques extraits du spectacle en cours de création le 12 novembre à 17h au Château Landry (réservation obligatoire).

Maude Leduc-Préfontaine

Maude Leduc-Préfontaine est autrice et infirmière. Dire ce qui vient en premier, équivaut à vouloir déterminer si la poule est venue avant l’œuf. Le métier d’infirmière l’a amenée à travailler principalement dans le secteur de la santé mentale et de la dépendance. C’est son travail qui nourrit quotidiennement ce besoin viscéral, qu’elle a, de raconter les gens pour amener le public à poser un regard neuf et une autre compréhension sur le quotidien vécu par ces personnes souffrantes ou en situation de dépendance.
Maude Leduc-Préfontaine adapte au territoire les contes traditionnels et écrit des contes à partir de récits de vie. Elle s’apprête également à publier en France son premier roman, Un perroquet sur l’épaule, à l’automne 2020. 

Le projet de création 

Le spectacle en cours d’écriture au Château Landry s’inspire du parcours de vie d’Aline Robitaille, dont Maude a été l’aidante naturelle. Lorsque la conteuse rencontre Aline, celle-ci ne pouvait déjà plus communiquer, la démence lui avait ravie la mémoire, la parole et la mobilité de son corps. Maude Leduc-Préfontaine a été interpellée par le paradoxe existentiel de la vie d’Aline ; Cette dernière a été religieuse, a défroqué, puis a finie alcoolique.
Enseignante religieuse, Aline Robitaille s’est liée d’amitié avec des artistes ayant marqué la scène culturelle et politique de son époque. C’est sous le nom de sœur Marie de France qu’elle s’inscrit au doctorat en littérature à l’Université de Montréal dans les années soixante et c’est sous son nom civil qu’elle publie sa thèse de doctorat sur l’impact de l’œuvre de Gilles Vigneault en 1968 aux Éditions de l’Hexagone. Grande amie de Gaston Miron, elle a fait partie, dans l’ombre, du groupe qui réunissait Pauline Julien, Gérald Godin ainsi que Pierre et Yolande Perrault.
Sa famille insistait aussi sur l’enthousiasme avec lequel elle a continué d’enseigner, en tant que civile, au CEGEP de Rosemont et comment elle a assumé la transmission et donné vie aux œuvres crées par les artistes qu’elle a côtoyée. On raconte qu’il n’était pas rare que le poète Gaston Miron vienne dans ses classes pour échanger avec les jeunes et renouer lui-même avec l’enseignement.
Étant donné sa condition de Femme, Aline s’est émancipée seulement au cours de sa quarantième décennie d'existence, soit à la fin des années soixante. Ce récit de vie d’une femme, raconte le chemin inégale vers l'individuation selon le genre et comment l'alcool contribue à calmer les angoisses existentielles.

Ce spectacle est le premier volet d'un projet plus large intitulé Figures de dépendance co-créé avec Charly Mullot auteur, metteur en scène et régisseur technique. Le musicien Robin Servant est également impliqué pour ce spectacle à la création musicale.

Informations générales


Entrevue dans la Tourelle avec Maude Leduc-Préfontaine
Mercredi 11 novembre : 15h depuis la page Facebook du CLAC.

Sortie de résidence
Jeudi 12 novembre : 17h à la Maison de la Culture du Château Landry à Mont-Joli.

Places limitées à réserver sur le site du CLAC via Eventbrite.

 

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